Hier, après des semaines d'hibernation devant mon PC, j'ai décidé de me secouer les puces et d'aller battre la semelle dans le tout-Paris, armée du "Guide de Paris ville rock", bienveillamment prêté par ma copine Ylvia. Allez, on arrête de pleurnicher sur sa cathédrale et sa choucroute, me suis-je dit, et on part à la conquête du grand monde. C'est vrai, quoi, si les cars de Japonais arrivent par cohortes et que Tom Cruise a demandé la main de Kathy Holmes sur la Tour Eiffel, c'est sûrement qu'y'a des trucs à faire dans ce bouge et que Paris mérite son qualificatif de ville la plus romantique du monde.
Alors j'ai vidé ma tisane "relaxation et bien-être" cul-sec, ai ôté mon training, mes chaussettes en maille chenille et mon T-shirt de nuit, et ai enfilé mes habits de lumière, ceux de quand j'arpentais ma ville, de quand j'étais quelqu'un. J'ai choisi un arrondissement, le XIème, et fait une liste des boutiques qui me paraissaient pas mal. Pas que j'avais de la thune à dépenser, non, juste pour me trouver des points de chute, des repères. J'ai pas choisi le XIème au hasard, vous pensez bien... C'était juste qu'il n'y avait aucun changement de métro à faire. Je posais mes fesses à Levallois-Bécon et j'en sortais comme une fleur à Parmentier. Pas de correspondance, pas d'escaliers pénibles à gravir, pas de longs couloirs couverts de pubs débiles, de vendeurs à la sauvette, de guitaristes d'opérette chantant "C'est uneuh maison bleuuuue" avec une voix de fausset, et surtout pas de troupeaux de gens entre lesquels il faut savoir slalomer. Et puis, le XIème, j'y étais déjà allée une fois, pour voir Jello Biafra en concert, on va dire que ça m'était un peu familier.
Ensuite, je suis allée sur Google maps pour tenter d'imprimer un plan de l'arrondissement mais j'ai rien trouvé, ça m'a énervée et je me suis dit bah, je trouverai bien... Faut dire que j'avais décidé de pas me laisser décourager. Il faisait un temps du style pas-besoin-d'excuse-pour-vivre et c'était ça ou on me retrouverait un jour dans mon 45m2 morte, dévorée par mes chats.
Donc je suis partie gaillardement vers la bouche de métro avec mon petit ticket de métro à la main et mon Nikon dans le sac, prête à me faire un petit safari photo de derrière les fagots. Il faisait vraiment super beau, l'été indien à Levallois-Perret. Je me suis assise dans la rame avec mon guide et j'ai attendu d'arriver.
La bonne blague ! En sortant à Parmentier, y'avait tellement de bagnoles qui venaient de partout, de terrasses qui encombraient les trottoirs, de rues dans tous les sens et de gens encore pire, que j'ai failli m'assoir par terre et me mettre à pleurer en appelant Maif Assistance. Bon. Mais comme je suis du genre à ne pas me laisser abattre, j'ai commencé à regarder un peu partout et, curieusement, l'Avenue de la République était juste devant mon nez. C'est là qu'y'avait soi-disant une friperie mais trop vintage, the place to be. Alors j'y suis allée. Mais c'était juste trop moisi, tout petit, avec un Pakistanais qui tentait de faire son poli avec une vieille Juive et sa marmaille qui voulaient marchander des Converse déjà bradées. Les fringues étaient toutes moches et ça sentait le grenier.
Découragée, je suis sortie et, sans plus la moindre envie de faire ma shoppeuse, suis allée me poser, telle la bouse moyenne, sur la terrasse du seul endroit que je connaissais, à côté de la salle de concert. J'ai commandé un vague Perrier-rondelle et me suis jetée sur mon portable comme la syphilis sur le bas-clergé pour avoir des nouvelles de mes gens, je veux dire ceux d'Alsace. Comme de par hasard, je suis tombée sur la messagerie de tout le monde... Alors j'ai observé les gens qui se trouvaient là, des bobo-chics à dalmatien, des pseudo-rebelles à scooter, des pouffes habillées comme dans les pages mode des magazines. J'ai payé 3€ mon verre de flotte et, de rage, me suis finie dans le MacDo du coin à grand renfort de salade chicken César. Et puis je suis rentrée, pour aller faire des courses à Carrefour.
Finalement, c'est
comme la Syrie, tout ça. J'y ai passé les pires vacances de ma vie parce que soi-disant, c'était le berceau de l'humanité et blablabla et j'y suis naïvement allée alors qu'on m'avait en parallèle invitée à Colorado Springs, mais bref, et c'était trop pourri. Et ensuite, y'a eu un reportage sur la Syrie, sur Arte, qui montrait des paysages magnifiques, et le souk de Damas, et Palmyre à la tombée du jour et c'était à se pendre tellement c'était beau.
Je crois que, désormais, j'attendrai les reportages sur Paris à la télé !
Alors j'ai vidé ma tisane "relaxation et bien-être" cul-sec, ai ôté mon training, mes chaussettes en maille chenille et mon T-shirt de nuit, et ai enfilé mes habits de lumière, ceux de quand j'arpentais ma ville, de quand j'étais quelqu'un. J'ai choisi un arrondissement, le XIème, et fait une liste des boutiques qui me paraissaient pas mal. Pas que j'avais de la thune à dépenser, non, juste pour me trouver des points de chute, des repères. J'ai pas choisi le XIème au hasard, vous pensez bien... C'était juste qu'il n'y avait aucun changement de métro à faire. Je posais mes fesses à Levallois-Bécon et j'en sortais comme une fleur à Parmentier. Pas de correspondance, pas d'escaliers pénibles à gravir, pas de longs couloirs couverts de pubs débiles, de vendeurs à la sauvette, de guitaristes d'opérette chantant "C'est uneuh maison bleuuuue" avec une voix de fausset, et surtout pas de troupeaux de gens entre lesquels il faut savoir slalomer. Et puis, le XIème, j'y étais déjà allée une fois, pour voir Jello Biafra en concert, on va dire que ça m'était un peu familier.
Ensuite, je suis allée sur Google maps pour tenter d'imprimer un plan de l'arrondissement mais j'ai rien trouvé, ça m'a énervée et je me suis dit bah, je trouverai bien... Faut dire que j'avais décidé de pas me laisser décourager. Il faisait un temps du style pas-besoin-d'excuse-pour-vivre et c'était ça ou on me retrouverait un jour dans mon 45m2 morte, dévorée par mes chats.
Donc je suis partie gaillardement vers la bouche de métro avec mon petit ticket de métro à la main et mon Nikon dans le sac, prête à me faire un petit safari photo de derrière les fagots. Il faisait vraiment super beau, l'été indien à Levallois-Perret. Je me suis assise dans la rame avec mon guide et j'ai attendu d'arriver.
La bonne blague ! En sortant à Parmentier, y'avait tellement de bagnoles qui venaient de partout, de terrasses qui encombraient les trottoirs, de rues dans tous les sens et de gens encore pire, que j'ai failli m'assoir par terre et me mettre à pleurer en appelant Maif Assistance. Bon. Mais comme je suis du genre à ne pas me laisser abattre, j'ai commencé à regarder un peu partout et, curieusement, l'Avenue de la République était juste devant mon nez. C'est là qu'y'avait soi-disant une friperie mais trop vintage, the place to be. Alors j'y suis allée. Mais c'était juste trop moisi, tout petit, avec un Pakistanais qui tentait de faire son poli avec une vieille Juive et sa marmaille qui voulaient marchander des Converse déjà bradées. Les fringues étaient toutes moches et ça sentait le grenier.
Découragée, je suis sortie et, sans plus la moindre envie de faire ma shoppeuse, suis allée me poser, telle la bouse moyenne, sur la terrasse du seul endroit que je connaissais, à côté de la salle de concert. J'ai commandé un vague Perrier-rondelle et me suis jetée sur mon portable comme la syphilis sur le bas-clergé pour avoir des nouvelles de mes gens, je veux dire ceux d'Alsace. Comme de par hasard, je suis tombée sur la messagerie de tout le monde... Alors j'ai observé les gens qui se trouvaient là, des bobo-chics à dalmatien, des pseudo-rebelles à scooter, des pouffes habillées comme dans les pages mode des magazines. J'ai payé 3€ mon verre de flotte et, de rage, me suis finie dans le MacDo du coin à grand renfort de salade chicken César. Et puis je suis rentrée, pour aller faire des courses à Carrefour.
Finalement, c'est
comme la Syrie, tout ça. J'y ai passé les pires vacances de ma vie parce que soi-disant, c'était le berceau de l'humanité et blablabla et j'y suis naïvement allée alors qu'on m'avait en parallèle invitée à Colorado Springs, mais bref, et c'était trop pourri. Et ensuite, y'a eu un reportage sur la Syrie, sur Arte, qui montrait des paysages magnifiques, et le souk de Damas, et Palmyre à la tombée du jour et c'était à se pendre tellement c'était beau.Je crois que, désormais, j'attendrai les reportages sur Paris à la télé !

Du Nia fruité pur jus, hilarant, cocasse, un vrai film quoi ! j'ai beau me tirer le poil avec les tenailles en me disant que ce sont des mots, j'avais l'impresion en les lisant d'être affalé au fond d'une salle de cinoche à me refourguer du frisson en savourant les images qui défilaient sur le grand écran. Si tous les movies étaient à ce prix-là, c'est fou que qu'on consommerait !
RépondreSupprimerOuè bah moi il ne me réussit pas ton blog : dès que je vois la suite des rebondissements, je cours me chercher un paquet de noix de cajou-pays pour me mettre dans la même ambiance qu'au ciné (nb : le qualificatif "pays" se dit ici de tout ce qui a poussé localement. ex : cerise-pays, ananas-pays, mais aussi moustique-pays, perceuse et ses forets-pays=ceux qui fondent quand tu perces,...) ! T'imagines que je ressemble de plus en plus à une fille-pays maintenant ! Mais bon c'est tellement drôle que ça vaut bien ce petit désagrément...
RépondreSupprimerEtant entendu que la qualité conditionne l'exigence, j'ai tendance à butiner ton blog plusieurs fois par jour, voire brouter pour calmer l'impatience. Un peu comme ces feuilletons du XIXème qu'on a savamment, par anticipation sans doute, dénommé "Les Mystères de Paris" et j'ajouterai "et sa banlieue". On attend le feuillet à 5 sous du lendemain, on est comme on est, et la littérature c'est ce qui nous manque le plus. Où sont les crieurs annonçant "sur Overblog, Virginia nous refait la guerre des Malouines" ?
RépondreSupprimerMoi bise toi